LE LÂCHER PRISE

 


 

Ce mystérieux lâcher-prise, chacun a sa propre définition. Par conséquent personne, bien souvent, ne parle le même langage. Cela ne veut pas dire que nous devons abandonner ou abdiquer pour toujours. Cela veut dire de traiter chaque événement au moment opportun, s’il y a lieu.


Commençons par nous lever du bon pied avec le sourire chaque matin. Remercions le ciel de nous donner la chance de vivre une autre journée et vivons-la comme si c’était notre dernière. Demain ne nous appartient pas. Lâchons prise sur ce que nous ne pouvons pas contrôler, restons zen face aux événements, et nos réactions face à ceux-ci seront différentes.


Le lâcher-prise sur les situations incontrôlables fait partie de la recette gagnante. Quand nous lâchons prise, nous nous sentons apaisés et nous pouvons nous concentrer sur le moment présent.


Pour arriver à lâcher prise, nous n’avons qu’une seule question à nous poser :


« Par ma réaction négative (pleure, cri, peur, colère, négativité, violence), est-ce que je peux changer positivement l’événement auquel je suis confronté ? Est-ce que mon angoisse et ma colère vont m’aider à régler la situation ? »


Généralement, l’angoisse et la colère ne servent qu’à nous faire du mal. Alors si la réponse à la question s’avère négative, c’est-à-dire que si nous ne pouvons pas concrètement poser des gestes ou trouver un moyen concret pour modifier l’événement dans l'immédiat, lâchons prise ! Nous nous privons de vivre notre moment présent par la détermination à vouloir tout contrôler.


Mettons-le aussi en pratique face à la colère. Lorsque nous ressentons la colère monter, nous devons nous poser les questions suivantes :


« Est-ce une bonne émotion, un bon feeling ? Est-ce que cela me fait du bien ? Est-ce que mon émotion m’apporte quelque chose de satisfaisant, voire agréable ?»


Si la réponse est « non », alors chassons cette émotion en pensant à un événement heureux qui remplacera notre ressenti. De cette façon, nous éviterons de nous faire du mal, à nous et à notre entourage.


Ne laissons pas notre ego prendre le contrôle de nos émotions. Nous n’avons rien à gagner à être en colère. Lâchons prise et connectons-nous à notre cœur, ressentons cette plénitude. Le lâcher-prise est un médicament pour bien des maux. Pour me garder une réserve, il prodigue parfois des miracles. Je l’expérimente tous les jours maintenant, et je me sens beaucoup plus calme et zen face aux événements. Mes réactions sont maintenant plus posées et réfléchis.


Voici l’astuce que j’utilise à présent : pour arriver à lâcher prise, ce que j’ai appris à faire avec l’expérience, c’est placer l’événement qui hante mon esprit dans un tiroir dans ma tête. Ensuite, je ferme le tiroir. Je m’en occuperai le moment venu et je profite du moment présent en l'oubliant complètement. J’essaie de compartimenter mes rôles dans la vie et les événements. Je ferme les tiroirs au fur et à mesure, sans transposer mes émotions négatives de l’un à l’autre. Nous ne devons pas mélanger nos rôles et nous ne devons pas pour autant déverser notre poison sur les autres !


Laissons notre mauvaise humeur au travail si la journée a été mauvaise. Notre partenaire n’est pas notre souffre-douleur, il est là pour nous écouter, nous comprendre et nous soutenir. Confions-nous calmement devant un verre. Discutons avec lui comme nous le ferions avec un ami. Dans le respect, la complicité et la classe, il sera notre meilleur allié. Toutefois, surtout soyons dans notre cœur. Cela veut dire parler avec amour, bienveillance et empathie.


Essayez !


J’ai observé que j’obtenais davantage de compassion de mon homme au contraire d’une dispute habituelle. En conséquence, j’ai compris que nous nous enfermons trop souvent sur nous-mêmes. Les autres ne peuvent pas deviner nos émotions. Communiquons-les de façon optimale dans le respect.


Arrêtons de détruire notre vie avec des futilités ou avec des circonstances hors de notre contrôle. Prenons chaque événement qui nous angoisse ou qui nous met en colère et posons-nous la question du lâcher-prise. Faisons-nous une image de l’événement en question, imaginons-le dans une bulle, et laissons-le partir avec notre émotion négative en demandant qu'il soit réglé au mieux pour tous les partis concernés. Allons de l’avant, la vie s’en occupera toute seule. Elle fera ce qui est mieux pour nous. De toute façon, nous n’avons pas d’autres choix.  En revanche, nous avons le choix de notre ressenti et de notre réaction face à la situation. Faisons la paix à l’intérieur de nous. Dans le cas contraire c’est nous que nous punissons.



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